Le développement de la technologie numérique dans le secteur de la santé ne montre aucun signe de ralentissement. Certains professionnels de la santé s'inquiètent du développement rapide des nouveaux outils numériques, tandis que d'autres se réjouissent des opportunités qu'ils offrent, notamment en ce qui concerne le stockage des données et la mise en réseau avec d'autres professionnels de la santé à l'échelle mondiale. Les médecins généralistes, en particulier, ont connu des changements considérables dans leur façon de travailler au cours de la dernière décennie, sous l'effet direct des nouvelles technologies numériques.
AplusA a mené une étude de marché en 2018 afin d'obtenir des informations sur la manière dont les médecins adoptent les nouvelles technologies à leur disposition. 150 médecins généralistes au Royaume-Uni et 194 médecins généralistes en France ont participé à l'étude.
L'étude a révélé qu'il existe trois profils types de médecins généralistes en ce qui concerne l'utilisation de la technologie numérique. La première catégorie de médecins : Les faibles utilisateurs (32%) sont les plus lents à adopter les technologies, mais ont une vision généralement positive de leur impact. Ensuite, le groupe des suiveurs représente environ un tiers des médecins interrogés qui, dans l'ensemble, s'intéressent aux nouvelles technologies sans pour autant en être des utilisateurs proactifs. Trente-trois pour cent des médecins généralistes interrogés ont été classés dans la catégorie des utilisateurs fréquents. Il s'agit des utilisateurs précoces qui utilisent le plus la technologie numérique et qui ont une attitude positive à l'égard de l'innovation en général.
Médecins classés dans la catégorie des faibles utilisateurs
Un tiers des médecins généralistes interrogés ont été identifiés comme de faibles utilisateurs de la technologie numérique, la majorité d'entre eux (68%) étant âgés de 45 ans ou plus. En outre, ils exercent leur profession depuis 20 ans en moyenne.
- La majorité sont des femmes : 52% en France et 61% au Royaume-Uni.
- 68% des faibles utilisateurs ont 45 ans ou plus
- En moyenne, ils exercent depuis 20 ans en France et 15 ans au Royaume-Uni.
- Ils reçoivent en moyenne 149 patients par semaine en France et 172 au Royaume-Uni.
Attitudes à l'égard de la technologie numérique
Au Royaume-Uni, 87% des faibles utilisateurs interrogés sont généralement ouverts aux nouvelles technologies mais ne sont pas proactifs dans leur adoption, contre 75% en France. Au Royaume-Uni comme en France, cette catégorie de médecins généralistes utilise très peu les technologies numériques dans leur vie personnelle et professionnelle, à l'exception des smartphones.
Services numériques proposés
Très peu de médecins généralistes de cette catégorie proposent des consultations téléphoniques en France (10%) alors qu'ils sont plus nombreux à le faire au Royaume-Uni (66%). Les consultations téléphoniques en France ne sont généralement pas disponibles (58%) pour les généralistes de ce groupe.
La consultation en ligne n'est généralement pas proposée par ce groupe de faibles utilisateurs, en particulier en France. La plupart des autres services en ligne ne sont pas non plus proposés par les médecins généralistes de cette catégorie.
Le service en ligne de base, à savoir la possibilité de prendre un rendez-vous en ligne, est proposé par 48% des médecins généralistes en France, alors qu'au Royaume-Uni, les cabinets proposent davantage de services :
- Prise de rendez-vous (82%)
- Obtenir des ordonnances répétées (92%)
- Accès aux dossiers médicaux (66%)
- Service d'information et de conseil (48%)
Utilisations futures attendues des technologies numériques
Dans le groupe des faibles utilisateurs, les médecins généralistes britanniques estiment que l'offre de services de prise de rendez-vous en ligne et de services d'ordonnances en ligne aura un impact positif sur leur pratique. En effet, 87% considèrent que la prise de rendez-vous en ligne et 67% considèrent que les services de prescription en ligne ont un impact positif. En France, 77% considèrent que la prise de rendez-vous en ligne a un impact positif et 72% pour l'accès en ligne au dossier médical.
Dans l'ensemble, ces médecins généralistes estiment que les technologies numériques et en ligne n'auront pas d'impact majeur sur leur pratique quotidienne. En général, si les services ne sont pas offerts aujourd'hui, les médecins généralistes considèrent qu'il est peu probable qu'ils soient disponibles dans les deux prochaines années.





